Résumé Cet éditorial examine l'exclusion systématique des artistes noirs et sud-asiatiques du domaine du son expérimental, mettant en lumière les préjugés historiques et institutionnels qui ont marginalisé leurs contributions. Alors que le son expérimental est souvent présenté comme une pratique universelle et ethniquement neutre, ce récit obscurcit les préjugés raciaux et culturels qui façonnent la discipline. La marginalisation de ces artistes ne concerne pas seulement la visibilité ; elle reflète des mécanismes socio-culturels et institutionnels plus profonds qui ont historiquement écarté leurs innovations sonores radicales. Ce numéro remet en question les cadres eurocentriques qui dominent le discours, attirant l'attention sur les contributions pionnières des musiciens noirs et sud-asiatiques dont le travail élargit les possibilités du son expérimental. En centrant ces voix, nous visons à décoloniser le champ et à offrir une compréhension plus inclusive du son expérimental qui reconnaît ses influences globales et diversifiées. À travers les contributions d'artistes et de chercheurs, ce numéro explore comment la race, l'identité et la culture se croisent dans l'expérimentation sonore, offrant des perspectives critiques qui remettent en question les récits établis. En fin de compte, cette collection vise à redéfinir l'avenir du son expérimental en amplifiant les voix sous-représentées, plaidant pour un paysage sonore plus équitable et représentatif qui reconnaît la profondeur des contributions des communautés historiquement marginalisées.
Amit Dinesh Patel (mar,) a étudié cette question.