L'exposition à la lumière bleue provenant des appareils électroniques est devenue un facteur environnemental important affectant l'architecture du sommeil et la physiologie circadienne des enfants. Cette revue complète de la littérature synthétise les preuves empiriques de 2020 à 2025 examinant les effets de l'exposition à la lumière bleue sur la durée du sommeil paradoxal (REM) et les niveaux de mélatonine dans les populations pédiatriques. Une recherche systématique dans PubMed, Web of Science et bases de données associées a identifié des études utilisant des méthodes de mesure objectives, incluant la polysomnographie (PSG) et l'actigraphie validée par PSG, avec mesure de la mélatonine via le démarrage de mélatonine salivaire en faible luminosité (DLMO). Les données actuelles démontrent que l'exposition à la lumière bleue, notamment par les appareils électroniques en soirée, supprime significativement la production de mélatonine chez l'enfant même à des niveaux d'illumination très faibles (5-40 lux), produisant une suppression de 70 à 99 % selon l'intensité lumineuse et la composition spectrale. La lumière bleue affecte principalement la suppression de mélatonine et le sommeil paradoxal via les cellules ganglionnaires rétiniennes intrinsèquement photosensibles (ipRGCs) exprimant la mélanopsine, dont la sensibilité maximale est d'environ 480 nm. Les études indiquent que l'exposition à la lumière bleue en soirée réduit la durée du sommeil paradoxal, augmente la fragmentation du REM avec élévation des micro-éveils, allonge la latence d'endormissement et altère l'efficacité du sommeil chez l'enfant. L'ampleur des effets sur le sommeil paradoxal et la suppression de mélatonine dépend du moment circadien, l'exposition entre 21h00 et 22h30 produisant la perturbation du sommeil maximale. L'utilisation des écrans en soirée, particulièrement sous forme interactive, est associée à un retard d'endormissement et à une réduction de la durée totale de sommeil chez l'enfant mesurée par actigraphie objective. Les interventions limitant l'exposition à la lumière bleue avant le coucher via abstinence d'écran et lunettes filtrant la lumière bleue montrent de légères améliorations du timing du sommeil et un avancement de la phase circadienne. Cette revue conclut que des recommandations basées sur les preuves, conseillant de restreindre l'usage des écrans 1 à 2 heures avant le coucher, sont justifiées sur la base des mécanismes physiologiques documentés et des perturbations objectives du sommeil chez l'enfant.
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Natalia Krajewska
Rafał Bednarczyk
Natalia Bednarczyk
International Journal of Innovative Technologies in Social Science
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Krajewska et al. (ven,) ont étudié cette question.
www.synapsesocial.com/papers/6984343ff1d9ada3c1fb23b5 — DOI: https://doi.org/10.31435/ijitss.1(49).2026.4616
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