La maladie lymphoproliférative (lpd) induite par le virus d'Epstein-Barr (EBV) est une néoplasie à cellules B qui touche les patients immunodéprimés dans le contexte d'une transplantation d'organe ou d'une infection par le HIV. Un modèle de la forme agressive de cette entité a été généré par xénotransplantation chez des souris SCID de leucocytes de sang périphérique humain provenant d'individus ayant eu un contact préalable avec l'EBV. Ce modèle, dans lequel se développe un lymphome à grandes cellules B, a été utilisé pour tester l'hypothèse selon laquelle l'IL-6 joue un rôle majeur dans la tumorigenèse des cellules B induite par l'EBV. L'IL-6 est connue pour différencier les cellules B en plasmocytes sécréteurs d'immunoglobulines et induire la réplication de l'EBV, et les animaux xénochimériques présentent des taux sériques détectables d'IL-6 humaine. L'inhibition de l'IL-6 humaine à l'aide d'un anticorps monoclonal neutralisant a réduit l'incidence tumorale de 62 % à 27 %. De plus, le traitement anti-IL-6 a significativement amélioré la survie des animaux xénotransplantés, avec une survie médiane > 245 jours comparativement à 132 jours pour les témoins. En conclusion, l'IL-6 joue un rôle critique dans la pathogenèse du lpd humain induit par l'EBV, et l'inhibition de l'IL-6 pourrait représenter une approche préventive ou thérapeutique nouvelle et prometteuse contre cette affection maligne
Mauray et al. (Sat,) ont étudié cette question.
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