Cet article conceptuel examine comment le comportement écologique des employés (Employee Green Behaviour, EGB), la gestion écologique des ressources humaines (Green Human Resource Management, GHRM) et leur effet combiné sur l'efficacité organisationnelle contribuent à l'atteinte des objectifs de développement durable (ODD) au sein du secteur public dans les pays en développement (en particulier en Afrique subsaharienne). Il s'appuie sur des concepts issus de la théorie des ressources (RBV), de la théorie institutionnelle et des théories de l'échange social, et propose un modèle conceptuel intégré démontrant la relation entre la GHRM (incluant les politiques de recrutement vert, de formation et de récompense) en tant qu'antécédent de l'EGB, en améliorant la motivation pro-environnementale des employés, en renforçant leurs compétences en matière d'EGB, puis en améliorant l'efficacité de l'organisation et en contribuant à la réalisation des ODD. Les rôles de la GHRM et de l'EGB sont influencés positivement par l'efficacité gouvernementale, qui agit comme un modérateur en favorisant un environnement propice aux politiques et aux institutions. Des revues récentes de la littérature (2020-2025) montrent que l'EGB améliore les performances et l'efficacité opérationnelles, soutient les approches innovantes et apporte de la valeur et de la légitimité à la perception du gouvernement par le public. En Afrique subsaharienne, de nombreux obstacles freinent le développement de ces stratégies, notamment le manque de soutien institutionnel, des niveaux élevés de pauvreté et l'influence de facteurs socioculturels. En conclusion, les auteurs appellent à une vérification empirique des concepts sous-tendant les modèles proposés et identifieront également des interventions spécifiques de gestion stratégique et de politiques publiques visant à promouvoir des comportements durables au sein des organisations du secteur public. Dans l'ensemble, la revue indique que lorsque la GHRM est intégrée au plan stratégique d'une organisation, il existe une corrélation positive avec le succès des efforts de réduction de la pauvreté grâce à l'emploi vert inclusif, au développement des compétences et à une croissance économique partagée.
Agyemang et al. (Tue,) ont étudié cette question.