Résumé Schopenhauer propose que ‘la nature n'est pas divine mais démoniaque’ comme un rejet direct du panthéisme de Spinoza, son identification de ‘la nature’ avec ‘Dieu’. Et donc, on pourrait penser qu'il aurait dû être immunisé contre le ‘spinozisme’ qui est devenu, comme le dit Heine, ‘la religion non officielle’ de l'époque. En fait, je soutiens que le spinozisme de Schopenhauer est au moins aussi profond que celui de n'importe lequel de ses contemporains : sa dette envers Spinoza, j'affirme, est plus profonde que sa dette plus évidente envers Kant. De Spinoza, il absorbe dans son propre système : le monisme, ‘tout est un’ ; le dualisme, l'esprit et le corps sont des aspects de la même chose ; le panpsychisme, tout a un aspect mental ainsi qu'un aspect physique ; et la ‘volonté’, ‘l'effort’ est l'aspect mental de toutes choses. Schopenhauer critique le panthéisme qui avait rendu Spinoza si à la mode : la divinité de l'Un est ‘naufragée’ sur la souffrance et le mal du monde. En fin de compte, cependant, cette critique se dissout face à la ‘meilleure conscience’ de Schopenhauer : bien qu'un monde accablé par la souffrance soit quelque chose qui ‘ne devrait pas être’, l'idéalisme de Kant nous montre qu'en fin de compte, non seulement ce monde mais aussi la volonté primordiale qui en est la source appartiennent au règne de la simple apparence. En fin de compte, le Un primordial de Schopenhauer s'avère être, comme celui de Spinoza, ‘divin’.
Julian Young (Mon,) a étudié cette question.