Objectif : Les protocoles actuels d'entraînement en résistance lors des vols spatiaux sont limités par leur taille, leur masse, leurs nuisances sonores, vibrations et coût, et ils manquent potentiellement d'efficacité. Le but de la présente étude était d'examiner l'activation musculaire et la production de force lors d'un entraînement en résistance du membre controlatéral comparé à un entraînement en résistance traditionnel, dans une optique de praticabilité en environnements de microgravité. Conception : Après approbation éthique, 12 hommes sains entraînés à la résistance ont réalisé sous un design intra-sujet un développé couché à une répétition maximale (BP) et trois tests isométriques à différents angles du coude (ISO45 ˚, ISO90 ˚, ISO135˚) avec un appareil Micro-Gym. Méthodes : L’électromyographie de surface (sEMG) a été utilisée pour évaluer l'amplitude maximale du muscle grand pectoral (PM), deltoïde antérieur (AD) et triceps brachial (TB). La force maximale a aussi été mesurée pour chaque condition. Résultats : Des effets significatifs selon la condition ont été observés, avec des comparaisons planifiées révélant des différences statistiquement significatives pour l'amplitude maximale de sEMG du TB ainsi que la force maximale entre BP et ISO45, ISO90, ISO135 (p < 0,05). Aucune différence significative n’a été trouvée pour PM et AD (p > 0,05). Conclusions : Cette étude suggère qu’une méthode d'entraînement à résistance avec membre controlatéral pourrait être efficace pour recruter les unités motrices et ainsi catalyser des adaptations des fibres musculaires en force et hypertrophie. Cette méthode innovante pourrait convenir aux entraîneurs ne souhaitant pas transporter du matériel volumineux ou lourd ou en environnements de microgravité.
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James Fisher
James Steele
David Jessop
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Fisher et al. (ven,) ont étudié cette question.