Résumé Cet article explore la manière dont les pratiques de soin du sol dans le jardinage urbain contribuent à un sentiment d'appartenance écologique. L'appartenance entre l'humain et le sol peut être invoquée avec des fondements matériels culturels et des implications sociopolitiques profondément opposés. En partant de compréhensions complexes et fragmentées de l'appartenance comme étant toujours intrinsèquement une non-appartenance, et en s'appuyant sur des entretiens et un travail de terrain menés auprès de diverses communautés de cultivateurs urbains engagés issus de milieux déracinés et migrants dans une ville des East Midlands britanniques, l'article examine comment les relations matérielles, affectives et éthiques dans le soin du sol peuvent offrir une ouverture singulière vers des relations plus-qu'humaines d'appartenance à/avec la terre. Les cultivateurs réparent et nourrissent le sol, guidés par des obligations complexes envers un ensemble de processus et de créatures socio-écologiques, se connectent aux passés et aux avenirs des terres urbaines, et naviguent à travers des ambivalences affectives et éthiques selon des modalités qui reconfigurent le lieu, l'identité et la communauté plus-qu'humaine. L'attention portée à ces expériences vient à la fois troubler et réhabiliter des manières d'appartenir écologiquement au cœur de mondes divers, composites et inégaux.
Michaels et al. (Sun,) ont étudié cette question.
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