Contexte Les pertes de grossesse à répétition (RPL), définies par ≥ 2 pertes consécutives/non consécutives, touchent 1 % à 5 % des femmes enceintes. Cette étude visait à évaluer si le test génétique préimplantatoire des aneuploïdies (PGT‐A) améliore les taux cumulés de naissances vivantes et réduit le risque de fausse couche chez les couples présentant des pertes de grossesse à répétition et des caryotypes normaux bénéficiant d'une assistance médicale à la procréation. Méthodes Au total, 1039 couples présentant des pertes de grossesse à répétition ayant suivi un traitement de procréation médicalement assistée ont été inclus dans cette étude de cohorte rétrospective entre janvier 2013 et décembre 2023. Les participants ont été stratifiés en deux groupes selon leur décision de réaliser un PGT‐A : 200 couples ayant bénéficié d'un PGT‐A et 839 couples ne l'ayant pas fait. Au total, 670 cycles de frozen embryo transfer (FET) ont été inclus dans l'analyse. Les caractéristiques cliniques et les résultats reproductifs, y compris le taux cumulé de naissances vivantes, ont été comparés entre les deux groupes à l'aide de différentes méthodes statistiques. Résultats Le PGT‐A a démontré des améliorations significatives des résultats reproductifs chez les femmes présentant des RPL. Chez les femmes âgées de ≤ 35 ans, le PGT‐A a augmenté le taux cumulé de naissances vivantes de 51 % à 70 % (aRR 1.38, 95% CI 1.059–1.82 ; p = 0.025), tandis que chez les femmes de > 35 ans, le taux est passé de 21 % à 35 % (aRR 1.69, 95% CI 1.03–2.77 ; p = 0.037). Notamment, le PGT‐A a également réduit les taux de fausses couches chez les femmes plus jeunes, avec une diminution des taux de fausses couches précoces de 13 % à 7 % ( p = 0.028) et la disparition des fausses couches tardives (0 % vs 3 %, p = 0.017). Conclusions Le test génétique préimplantatoire des aneuploïdies a significativement augmenté le taux cumulé de naissances vivantes chez les couples présentant des pertes de grossesse à répétition dans les deux groupes d'âge (≤ 35 ans et > 35 ans) et a réduit les taux de fausses couches précoces et tardives chez les patientes de ≤ 35 ans. Cependant, ses bénéfices ont diminué chez les patientes bénéficiant de transferts d'embryons frais, ce qui suggère que la stratégie de transfert embryonnaire pourrait influencer son efficacité.
Yu et al. (Thu,) ont étudié cette question.