Les deepfakes ont intensifié les craintes concernant le pouvoir des médias synthétiques à remodeler la mémoire historique et à brouiller les frontières entre vérité et fabrication. Cette étude compare la manière dont les publics traitent les récits historiques présentés par des figures en deepfake et sous forme de texte écrit, en se concentrant sur les différences de rappel et de vérité perçue au fil du temps. Dans une expérience en ligne, 332 participants américains ont lu ou regardé des récits à la première personne d'Albert Einstein ou Marie Curie lors de deux sessions espacées d'une semaine. Les récits écrits ont produit un meilleur rappel et une vérité perçue plus forte que les vidéos deepfake, à la fois immédiatement et une semaine plus tard. De plus, le besoin de cognition prédisait une vérité perçue plus grande dans toutes les conditions, suggérant que l'engagement analytique plutôt que le réalisme technologique conduit à la croyance dans les représentations médiatisées. Bien que la vérité perçue ait diminué avec le temps, la baisse était plus marquée pour les messages deepfake. L'âge a également émergé comme un prédicteur significatif de certaines mesures de vérité perçue et de rappel. Les comparaisons par paires entre groupes d'âge ont montré des augmentations progressives, les participants âgés de 18 à 29 ans affichant les évaluations de rappel et de vérité les plus faibles, tandis que ceux de 30 ans et plus maintenaient des jugements plus forts et plus stables dans le temps, indépendamment de la motivation analytique. Ces résultats indiquent que les publics engagés analytiquement sont résilients face au réalisme synthétique, limitant le potentiel des deepfakes à distordre la compréhension historique. • Les vidéos deepfake ont produit une précision de rappel inférieure à celle des récits écrits équivalents. • Les récits écrits ont été jugés plus véridiques que leurs homologues en deepfake. • Les deepfakes ont suscité un plus grand scepticisme malgré leur réalisme audiovisuel. • La mémoire et la vérité perçue se sont dégradées plus rapidement pour les deepfakes que pour les messages textuels. • La modalité textuelle a favorisé un traitement plus approfondi et des jugements de vérité plus stables que les deepfakes. • Ces résultats remettent en question l'hypothèse selon laquelle le réalisme audiovisuel des deepfakes améliore la crédibilité. • Deepfake du passé : Mémoire et vérité perçue des figures historiques ressuscitées.
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María T. Soto-Sanfiel
Gina Junhan Fu
Computers in Human Behavior
National University of Singapore
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Soto-Sanfiel et al. (Wed,) ont étudié cette question.
www.synapsesocial.com/papers/69cf5eee5a333a821460dafc — DOI: https://doi.org/10.1016/j.chb.2026.109008
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