Résumé Le débat public libre et ouvert est une pierre angulaire de la représentation démocratique, pourtant de nombreux politiciens s'abstiennent de participer aux débats politiques. Cette étude examine comment la violence politique contribue à ce silence et si elle affecte de manière disproportionnée les groupes historiquement marginalisés. En utilisant une enquête unique menée auprès des politiciens suédois (cinq vagues, N = 43 000), nous analysons si la violence réduit la participation des politiciens marginalisés aux débats et si elle réduit de façon disproportionnée les débats qui remettent en cause les intérêts masculins hégémoniques. Nous constatons que les femmes et les politiciens issus de l'immigration sont significativement plus susceptibles que leurs homologues de déclarer s'être retirés des débats publics en raison de la violence et d'éviter un éventail plus large de sujets. Les femmes ont particulièrement tendance à éviter les débats sur l'égalité des sexes, tandis que les politiciens issus de l'immigration ne sont pas plus enclins à éviter les débats sur l'immigration. Ces effets paralysants suggèrent que la violence peut restreindre la diversité des voix présentes dans les débats politiques, diminuant potentiellement la capacité des groupes marginalisés à représenter leurs électeurs et renforçant la domination politique des hommes hégémoniques.
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Sandra Håkansson
Cecilia Josefsson
British Journal of Political Science
Uppsala University
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Håkansson et al. (jeu.) ont étudié cette question.
www.synapsesocial.com/papers/69df2a4be4eeef8a2a6af71c — DOI: https://doi.org/10.1017/s0007123426101380