Contexte : La fasciectomie par aiguille percutanée est pratiquée depuis de nombreuses années comme alternative thérapeutique à la fasciectomie ouverte dans la maladie de Dupuytren. En plus de l'injection de collagénase, elle s'est imposée comme une procédure peu invasive dans la pratique clinique quotidienne. Cette étude analyse les résultats du traitement de 1146 patients. Méthodes : Les patients d'un centre de fasciectomie par aiguille ont été interrogés rétrospectivement à l'aide d'un questionnaire. En plus des maladies antérieures et de la localisation et du nombre de doigts affectés, la fréquence des récidives, le besoin d'un traitement renouvelé et la satisfaction concernant le résultat chirurgical ont également été examinés. Résultats : Entre 1994 et 2012, 1146 patients avec 1803 rayons de doigts ont été traités et leurs données ont été analysées sur la base des dossiers. De plus, une enquête par questionnaire sur la satisfaction des patients a été menée et 174 questionnaires ont été analysés. Dans l'ensemble, 83 % des patients étaient des hommes et 16 % des femmes. Dans 50 % des cas, le côté droit a été traité, dans 45 % des cas, le côté gauche (5 % inconnus), tandis que 46 % des rayons de doigts traités étaient sur l'auriculaire et l'annulaire. Dans tous les cas sauf un, une amélioration de la contracture a été obtenue. Les complications comprenaient des déchirures cutanées (264 cas), un œdème accru (cinq cas), une hypesthésie (un cas), une rupture de tendon fléchisseur (quatre cas) et une fracture de la base du membre intermédiaire (un cas). Le temps d'opération moyen était de 26,9 minutes, la durée de la douleur était de 2,7 jours, et la satisfaction des patients sur une échelle de 1 à 10 était de 7,2. Dans l'ensemble, 77 % des patients ont déclaré qu'il y avait eu une détérioration ou une récidive dans l'année suivant le traitement, et 35 % de ces patients ont déclaré qu'un traitement supplémentaire était nécessaire. Conclusions : La fasciectomie par aiguille est une méthode sûre et efficace avec un faible taux de complications, mais un suivi ciblé et strict est nécessaire, tout comme l'information sur les éventuelles récidives ou détériorations des résultats.
Groeben et al. (Thu,) ont étudié cette question.