Résumé : L'inhibition enzymatique est devenue une pierre angulaire de la thérapeutique moderne, ciblant des voies moléculaires clés impliquées dans le cancer, les troubles métaboliques et les maladies infectieuses. Cette revue explore diverses stratégies d'inhibition enzymatique allant des inhibiteurs classiques ciblant le site actif aux cocktails enzymatiques innovants ciblant les biofilms, en soulignant leur utilité clinique. Au-delà de la médecine, les inhibiteurs enzymatiques sont régulièrement utilisés pour moduler la fixation de l'azote, la méthanogenèse et la dynamique microbienne dans les environnements industriels et environnementaux. Cependant, cette épée à double tranchant révèle son paradoxe : l'agent qui guérit peut aussi nuire. Leur persistance écologique et les risques de bioaccumulation perturbent les écosystèmes microbiens, favorisent la résistance aux antibiotiques et affectent les organismes non ciblés. Cette revue navigue entre la promesse pharmacologique et le péril environnemental, évaluant les cadres d'évaluation des risques, les stratégies d'atténuation et les approches prospectives telles que le criblage à haut débit, l'apprentissage automatique et l'ingénierie enzymatique. En fin de compte, elle plaide pour une intégration symbiotique de l'innovation pharmaceutique et de la gestion environnementale afin de créer des stratégies écologiques qui peuvent améliorer l'efficacité thérapeutique sans compromettre l'équilibre écologique.
T. et al. (Mon,) ont étudié cette question.