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Résumé. L’évaluation précise des émissions anthropiques de dioxyde de carbone (CO2) et de leur redistribution entre l’atmosphère, l’océan et la biosphère terrestre – le « bilan mondial du carbone » – est importante pour mieux comprendre le cycle global du carbone, soutenir l’élaboration des politiques climatiques et projeter les changements climatiques futurs. Nous décrivons ici les ensembles de données et la méthodologie permettant de quantifier les cinq principaux composants du bilan mondial du carbone ainsi que leurs incertitudes. Les émissions de CO2 fossile (EFF) reposent sur les statistiques énergétiques et les données de production de ciment, tandis que les émissions liées à l’utilisation des terres et au changement d’usage des terres (ELUC), principalement la déforestation, reposent sur des données d’utilisation des terres et des modèles de comptabilité. La concentration atmosphérique de CO2 est mesurée directement et son taux de croissance (GATM) est calculé à partir des variations annuelles de cette concentration. Le puits océanique de CO2 (SOCEAN) et le puits terrestre de CO2 (SLAND) sont estimés à l’aide de modèles globaux de processus contraints par des observations. Le déséquilibre du bilan carbone résultant (BIM), différence entre les émissions totales estimées et les variations estimées dans l’atmosphère, l’océan et la biosphère terrestre, mesure les imperfections des données et de la compréhension actuelle du cycle du carbone contemporain. Toutes les incertitudes sont données comme ±1σ. Pour la dernière décennie disponible (2008–2017), EFF était de 9,4±0,5 GtC an−1, ELUC de 1,5±0,7 GtC an−1, GATM de 4,7±0,02 GtC an−1, SOCEAN de 2,4±0,5 GtC an−1 et SLAND de 3,2±0,8 GtC an−1, avec un déséquilibre BIM de 0,5 GtC an−1 indiquant une surestimation des émissions et/ou une sous-estimation des puits. Pour l’année 2017 seule, la croissance d’EFF fut d’environ 1,6 % et les émissions ont augmenté à 9,9±0,5 GtC an−1. Toujours pour 2017, ELUC était de 1,4±0,7 GtC an−1, GATM de 4,6±0,2 GtC an−1, SOCEAN de 2,5±0,5 GtC an−1, et SLAND de 3,8±0,8 GtC an−1, avec un BIM de 0,3 GtC. La concentration atmosphérique globale de CO2 a atteint 405,0±0,1 ppm en moyenne sur 2017. Pour 2018, des données préliminaires pour les 6 à 9 premiers mois indiquent une reprise de la croissance d’EFF de +2,7 % (plage de 1,8 % à 3,7 %), basée sur les projections nationales d’émissions pour la Chine, les États-Unis, l’UE et l’Inde et des projections du produit intérieur brut corrigé des récents changements dans l'intensité carbone de l’économie pour le reste du monde. L’analyse présentée ici montre que la moyenne et la tendance des cinq composants du bilan mondial du carbone sont estimées de manière cohérente sur la période 1959–2017, mais que des écarts pouvant atteindre 1 GtC an−1 subsistent dans la représentation de la variabilité semi-décennale des flux de CO2. Une comparaison détaillée entre les estimations individuelles et l’introduction d’un large éventail d’observations montrent (1) l’absence de consensus sur la moyenne et la tendance des émissions liées aux changements d’utilisation des terres, (2) un faible accord persistant entre les différentes méthodes sur la magnitude du flux de CO2 terrestre dans les extra-tropiques nord, et (3) une sous-estimation apparente de la variabilité du CO2 par les modèles océaniques, provenant d’en dehors des tropiques. Cette mise à jour vivante des données documente les changements dans les méthodes et les ensembles de données utilisés dans ce nouveau bilan mondial du carbone ainsi que les progrès dans la compréhension du cycle global du carbone comparativement aux publications précédentes de cet ensemble de données (Le Quéré et al., 2018, 2016, 2015a, b, 2014, 2013). Tous les résultats présentés ici peuvent être téléchargés depuis https://doi.org/10.18160/GCP-2018.
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Corinne Le Quéré
Robbie M. Andrew
Pierre Friedlingstein
SHILAP Revista de lepidopterología
Earth system science data
Centre National de la Recherche Scientifique
University of California, San Diego
Princeton University
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Quéré et al. (mercredi,) ont étudié cette question.
www.synapsesocial.com/papers/69f8d114252b3ae29e41707b — DOI: https://doi.org/10.5194/essd-10-2141-2018
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