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Cet article examine comment le « théâtre aristophanique » fonctionnait comme une catégorie générique et critique dans la France du XIXe siècle, situé entre satire politique et expérimentation intermédiale. Il montre comment les vaudevilles politiques de la Seconde République étaient couramment comparés à Aristophane, non seulement en raison de leur satire politique d'actualité mais aussi grâce à leur lien étroit avec la presse et la caricature. Des pièces telles que La Foire aux idées illustraient cette tendance en se présentant comme des équivalents théâtraux des journaux satiriques et en empruntant des dispositifs visuels et rhétoriques au journalisme illustré. Tout au long du siècle, Aristophane devint une référence symbolique pour la satire politique, notamment dans les débats sur la démocratie et les institutions républicaines. Les critiques invoquaient fréquemment son nom soit pour légitimer, soit pour condamner le théâtre satirique. Des figures comme Henry Becque, Émile Augier et Victorien Sardou illustrent comment Aristophane fut mobilisé dans les controverses concernant la censure, la satire personnelle et la représentation sur scène de personnalités politiques réelles. L'article souligne également l’émergence d'une esthétique distinctement « aristophanique » fondée sur l'imitation des visages et des corps. Les acteurs reproduisaient de plus en plus des caricatures célèbres de la presse par le maquillage et le costume, créant ainsi des « sosies » théâtraux de figures publiques. Cette pratique brouillait les frontières entre théâtre, journalisme et satire visuelle.
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Romain Piana
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Romain Piana (Tue,) a étudié cette question.
www.synapsesocial.com/papers/6a080a11a487c87a6a40bf68 — DOI: https://doi.org/10.26262/skene.v0i17.11387
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