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La préoccupation croissante concernant les risques environnementaux et sanitaires des coagulants conventionnels a suscité un intérêt pour des alternatives biosourcées. Cette étude a évalué le potentiel des tanins extraits de l'écorce de Stryphnodendron adstringens et de Mimosa tenuiflora, chimiquement modifiés par cationisation, pour une application en tant que coagulants naturels dans le traitement de l'eau. La caractérisation chimique comprenait les extraits totaux, le contenu phénolique, les flavonoïdes, les tanins condensés et l'indice de Stiasny. La cationisation a été réalisée par la réaction de Mannich (avec du formaldéhyde) et une méthode alternative avec de l'hexaméthylènététramine (hexamine). La spectroscopie FTIR a été utilisée pour confirmer les changements structurels, et la performance de coagulation a été évaluée dans l'eau avec une turbidité de 150 NTU. M. tenuiflora a montré un contenu phénolique plus élevé (135,74 mg GAE/g), tandis que S. adstringens avait un contenu en tanins condensés plus élevé (15,23 %) et un indice de Stiasny (93,18 %), indiquant une plus grande pureté des tanins. Les tanins de M. tenuiflora cationisés via la réaction de Mannich ont éliminé plus de 99 % de la turbidité, surpassant le chlorure ferrique et égalant les tanins commerciaux. La cationisation basée sur l'hexamine a produit des éliminations de 59 % (M. tenuiflora) et 64 % (S. adstringens). La FTIR a confirmé l'incorporation réussie de groupes amine et des différences structurelles entre les méthodes de modification. Ces résultats démontrent le potentiel des tanins natifs comme coagulants naturels efficaces et durables. Bien que la modification à base d'hexamine ait montré une performance légèrement inférieure à celle du formaldéhyde, elle présente une alternative viable et moins toxique pour le développement futur.
Silva et al. (Mer,) ont étudié cette question.