Résumé: L’Africain (2004) de J.M.G. Le Clézio et Autoportrait en vert (2005) de Marie NDiaye mélangent l’écriture et la photographie installant une dynamique entre texte et image, autobiographie et photobiographie, roman et autoportrait. L’expérimentation photobiographique permet à Le Clézio de redéfinir sa relation avec le père tout en explorant les ressources de la mimétique et de l’imaginaire de la photographie. Parfois faisant appel au texte, parfois évoqué par le texte, l’image photographique joue pleinement un rôle dynamique dans l’œuvre de Le Clézio qui voit le reflet du père se juxtaposer sur sa propre vie. Si l’image photographique dans le roman ndïayen aide également la narratrice à établir une relation plus confiante et harmonieuse avec la mère, sa fonction se différencie en ce qu’elle revêt un caractère fantastique et mystérieux. Provenant de sources différentes, la photographie chez NDiaye a une prise d’autant plus saisissante en ce qu’elle rejoint le monde qui l’entoure, un monde jadis mystérieux et incompréhensible. Les deux auteurs exploitent finement la manière par laquelle cet outil visuel participe à élargir l’horizon affectif et enrichir l’expérience fantastique en explorant les possibilités multiples de l’écriture de soi.
Yaejin Yoo (Wed,) studied this question.