Si l’on considère la prévalence des douleurs neuropathiques de la polyneuropathie diabétique (PND), leur sévérité et leur pharmacorésistance fréquente, on estime qu’en France 30 000 à 60 000 patients diabétiques pourraient être candidats à un traitement par stimulation médullaire. Cette indication est totalement couverte par les recommandations de la HAS et de la SFETD, validée et remboursée. Trois études contrôlées et randomisées versus traitement médicamenteux optimisé ont montré une efficacité majeure de la stimulation médullaire dans la PND. Environ 60 % des patients étaient améliorés à plus de 50 % en termes d’intensité des douleurs, avec une amélioration significative de la qualité de vie, sans perte d’efficacité à long terme. Les risques de la stimulation médullaire (risque d’infection 3–4 %) chez les diabétiques sont similaires à ceux observés dans les autres indications. Ces résultats très positifs contrastent cependant avec la faible utilisation de cette technique chez les patients diabétiques alors que les douleurs de la PND, parce qu’elles sont purement neuropathiques, constituent probablement une meilleure indication que les autres syndromes douloureux mixtes. L’enjeu futur est donc de développer des filières de soins pour mieux mettre en contact patients, médecins traitants et diabétologues avec centres implanteurs de stimulation médullaire. Considering the prevalence of pain in diabetic polyneuropathy (painful diabetic polyneuropathy PDPN), their severity, and frequent pharmacoresistance, it is estimated that in France 30,000 to 60,000 diabetic patients could be candidates for spinal cord stimulation (SCS). This indication is fully supported by HAS and SFETD guidelines and is validated and reimbursed in France. Three randomized controlled trials comparing SCS with optimized pharmacologic therapy have demonstrated substantial efficacy of SCS in PDPN. Approximately 60% of patients achieved greater than 50% improvement in pain intensity, with significant improvements in quality of life and durable effects over the long-term. The infection risk associated with SCS in diabetics (3–4%) is similar to that observed in other indications. These very positive results contrast with the relatively low use of this technique among diabetic patients, whereas PDPN, being purely neuropathic, likely represents a better indication than other mixed pain syndromes. The future challenge is therefore to develop care pathways to better connect patients, GPs and diabetologists with centers offering spinal cord stimulation.
Leplus et al. (Fri,) studied this question.