Abstract À partir du xvie siècle, plusieurs conservatoires féminins furent fondés à Naples pour accueillir des orphelines, des filles pauvres, des jeunes femmes plus aisées qui y étaient instruites en vue du mariage, des repenties. De façon générale, ces conservatoires avaient pour vocation de préserver l’honneur des jeunes filles, d’assurer leur éducation religieuse, de leur garantir une assistance matérielle et d’exercer ainsi un contrôle social sur le corps féminin. Les femmes qu’ils accueillaient n’étaient pas formellement tenues de prononcer des voeux solennels, mais menaient une vie inspirée du modèle monastique, conformément à des stratégies éducatives spécifiques. En ce sens, discipliner la parole, les gestes, le langage corporel et les relations interpersonnelles contribuait également à l’acquisition des vertus associées à la préservation de l’honneur féminin – humilité, pudeur, modestie, obéissance –, en réponse aux logiques de la Contre- Réforme et à la « volonté sociale » des pères et des frères.
Domenico Uccellini (Wed,) studied this question.