Introduction : La laparotomie est le traitement standard pour les traumatismes abdominaux pénétrants ; cependant, le rôle de la laparoscopie s'élargit. Nous rapportons le cas d'une blessure jeunale pénétrante chez un patient ayant initialement présenté un choc mais qui a été géré avec succès en utilisant une approche laparoscopique en première intention. Présentation du cas : Un homme de 61 ans avec des antécédents de gastrectomie distale a été présenté avec une plaie pénétrante abdominale auto-infligée et avait ingéré des médicaments antihypertenseurs et des cigarettes. Il a été initialement diagnostiqué avec un choc hémorragique (tension artérielle systolique, 60-70 mmHg), qui s'est stabilisé après une réanimation liquidienne. Un tomodensitogramme a révélé un hémopéritoine, un air libre et une hernie omentale. Une approche laparoscopique en première intention a identifié 1200 mL d'hémopéritoine et une perforation jejunale complète. L'intestin grêle a été inspecté en utilisant la technique « faire fonctionner l'intestin », et la perforation a été réparée par une technique de suture manuelle en deux couches. Par conséquent, l'approche hybride laparoscopique/antérieure ouverte a été jugée utile. Le patient s'est rétabli sans complications. Discussion : Ce cas suggère qu'une approche laparoscopique en première intention peut être appliquée en toute sécurité chez des patients sélectionnés qui présentent initialement une instabilité hémodynamique transitoire mais se stabilisent après réanimation. Une sélection soigneuse des patients et une exploration systématique sont cruciales pour éviter des blessures manquées. Une approche hybride pragmatique préserve les avantages d'une invasion minimale. Conclusion : L'approche laparoscopique en première intention est une option sûre et réalisable pour traiter les blessures de l'intestin grêle chez des patients sélectionnés qui atteignent une stabilité hémodynamique après réanimation. Cette stratégie facilite un rétablissement plus rapide et est particulièrement bénéfique pour les patients nécessitant un rétablissement postopératoire rapide, comme ceux présentant des comorbidités psychiatriques.
Takagi et al. (Fri,) ont étudié cette question.