Cet article examine l'école maître-apprenti dans la performance vocale traditionnelle ouzbèke comme un mécanisme clé pour préserver les critères nationaux de performance, la transmission orale et la pensée artistique basée sur le maqom. Une attention particulière est portée au fait que le chant traditionnel ne se transmet pas uniquement par la technique vocale, mais par une pratique artistique incarnée comprenant l'interprétation poétique, la sensibilité rythmique, le développement mélodique, l'éthique scénique et le raffinement stylistique. L'étude analyse de manière comparative les interprétations traditionnelles et modernes du patrimoine vocal dans le contexte de l'éducation institutionnelle, de la performance en concert et de la représentation médiatique. Elle soutient que si les formats contemporains peuvent accroître la visibilité et l'accessibilité, la légitimité artistique de ces interprétations dépend de la préservation de la logique interne de la tradition orale-professionnelle. L'article conclut que le modèle ustoz-shogird demeure la principale base culturelle et pédagogique pour la continuité du chant traditionnel ouzbek.
Zamira Suyunova (Sun,) a étudié cette question.