L’éthique de la recherche s’est historiquement concentrée sur le « chercheur en laboratoire », négligeant des aspects fondamentaux de la vie universitaire, tels que le transfert des connaissances, les dynamiques bibliométriques et les inégalités structurelles. Ces enjeux influencent profondément les trajectoires académiques, particulièrement dans un contexte où l’interdisciplinarité et le décloisonnement des facultés sont devenus des impératifs académiques et sociétaux. Ce texte explore une force latente présente dans les institutions universitaires, capable de transcender les cloisonnements traditionnels pour favoriser une meilleure intégration des compétences, des savoirs et des pratiques, d’abord dans son institution, mais aussi plus largement en société. Nous introduisons le collectif Idoine comme un modèle organisationnel permettant d’étudier et d’expérimenter des mécanismes qui répondent aux besoins de transfert de connaissances, tout en investiguant les structures institutionnelles qui freinent l’interdisciplinarité et la valorisation des compétences des étudiants et des chercheurs. Le collectif Idoine est envisagé comme un objet d’étude en éthique procédurale et en gouvernance, permettant d’analyser comment des cadres organisationnels alternatifs peuvent soutenir la science en action, décloisonner les disciplines et renforcer le lien entre université et société. En examinant ces dynamiques, ce texte invite à repenser la place des étudiants et des chercheurs dans la production et la diffusion des savoirs, tout en mettant en lumière les tensions structurelles qui subsistent dans le milieu académique.
LeBlanc et al. (Thu,) studied this question.