Résumé : Des rythmes de la philosophie au temps texturé et élastique dans le son et l'image, ce numéro spécial regroupe cinq approches distinctes de la décélération à travers différents médias (musique, photographie, film, écriture théorique) qui ont en commun une orientation vers ce que signifierait habiter l'ouverture et l'immesurabilité du temps, contre ses tempos régimentés. Au cœur de cette orientation se trouve une préoccupation partagée pour la décélération comme mode de relationalité qui résiste aux métriques insistantes—voire meurtrières—du présent. La décélération, telle que théorisée dans les essais rassemblés ici, abrite un désir de temps incontrôlé, c'est-à-dire, un temps ingouvernable—un temps au-delà des contraintes métronomiques du rythme capitaliste, de l'attente bureaucratisée, de l'incarcération, ou du temps atomique anéantissant.
Keller et al. (Mer,) ont étudié cette question.