This study explored the perceptions of Paris firefighters regarding psychiatric emergency interventions in a context of increasing collaboration with the psychiatric mobile emergency medical service in Paris (SAMU-psy). An online questionnaire was distributed to Parisian firefighters working in central Paris from May to June 2025. Responses were analyzed descriptively. In total, 924 firefighters responded. They reported near-daily exposure to psychiatric situations, often perceived as complex. The most frequently encountered cases involved behavioral disturbances related to substance use (82.6%) and suicidal ideation (54.6%). Firefighters described feelings of mistrust (84.1%) but also empathy (53.3%) during these interventions. Nearly 42% reported lacking specific knowledge, and 44.5% expressed a desire for further training. Reported challenges included communication with patients, especially when care was refused, coordination with other emergency services, and emotional exhaustion. Overall, 15.8% of firefighters had previously participated in a joint intervention with the SAMU-psy. These collaborations were generally considered helpful for de-escalation or decision-making support. This study highlights the tensions, needs, and perceptions firefighters experience in psychiatric emergency situations in Paris. It emphasizes the relevance of enhanced training, more systematic access to specialized psychiatric support, and improved inter-institutional coordination to strengthen prehospital psychiatric emergency care. Cette étude explore la perception des sapeurs-pompiers de Paris concernant les interventions à motif psychiatrique, dans un contexte de collaboration croissante avec le SAMU psychiatrique de Paris. Un questionnaire en ligne a été diffusé auprès des pompiers de la BSPP exerçant dans Paris intra-muros entre mai et juin 2025. Au total, 924 réponses ont été recueillies et analysées de manière descriptive. Les répondants rapportent une exposition quasi quotidienne aux situations d’allure psychiatrique, souvent perçues comme complexes. Les troubles du comportement liés aux consommations de substances (82,6 %) et les propos suicidaires (54,6 %) sont les plus fréquemment rencontrés. Les sapeurs-pompiers décrivent des sentiments de méfiance (84,1 %) mais aussi d’empathie (53,3 %) lors de ces interventions. Près de 42 % estiment manquer de connaissances spécifiques et 44,5 % souhaitent être formés davantage. Les difficultés évoquées concernent la communication avec les patients, notamment en cas de refus de soins, la coordination avec les autres services de secours, et l’usure émotionnelle. Au total, 15,8 % des sapeurs-pompiers ont déjà réalisé une intervention conjointe avec le SAMU psychiatrique de Paris. Ces collaborations sont jugées utiles pour la désescalade ou l’aide à la décision, et nécessitent d’être renforcées. Cette étude met en lumière les tensions, besoins et représentations des pompiers face aux urgences psychiatriques. Elle souligne l’intérêt d’un renforcement de la formation, d’un appui spécialisé plus systématique, et d’une meilleure coordination interinstitutionnelle pour améliorer la prise en charge des urgences psychiatriques préhospitalières.
Felix et al. (Wed,) studied this question.