RAPPORT La rapide accélération mondiale de la construction de barrières physiques le long des frontières internationales a considérablement influencé la biodiversité et le mouvement animal. Les barrières physiques peuvent fragmenter les paysages, entraver l'accès aux ressources essentielles, impacter les migrations de longue distance et inhiber la dispersion et le flux génétique. Les effets des barrières physiques sur le mouvement animal et la connectivité des paysages peuvent être exacerbés dans les environnements arides où l'accès à l'eau constitue un facteur limitant. Au cours des dernières décennies, la construction d'infrastructures de barrières frontalières a augmenté le long de la frontière internationale entre les États-Unis et le Mexique. Ici, nous avons utilisé un modèle de connectivité paysagère pour examiner les effets des barrières sur l'accès des animaux sauvages à la rivière dans la vallée inférieure du Rio Grande. Nous avons utilisé un modèle de connectivité omnidirectionnelle modifié pour comparer l'accès à la rivière pour trois grandes espèces de mammifères terrestres à travers trois scénarios de barrières frontalières : (1) un paysage sans barrières frontalières ; (2) un paysage avec le système de barrières existantes ; et (3) un paysage futur potentiel avec un système de barrières continues. Le système de barrières existant comprend de nombreuses sections discrètes de barrières dans des parcelles du refuge national de la faune de la vallée inférieure du Rio Grande ou sur des terres associées au système de contrôle des inondations de la région. Nos résultats indiquent que les barrières frontalières existantes peuvent entraver la connectivité et l'accès des animaux sauvages à la rivière dans certaines zones, tandis que certains espaces existants entre les sections de barrières peuvent servir de conduits pour le mouvement de la faune et l'accès à la rivière. Nos résultats sur les scénarios futurs montrent comment un système potentiel de barrières frontalières continues pourrait encore restreindre l'accès de la faune à la rivière. Nous discutons des options de gestion et de conservation des paysages pour améliorer l'accès de la faune à l'eau et aux habitats riverains. Collectivement, nos résultats illustrent les effets potentiels des barrières frontalières sur le mouvement des animaux sauvages et l'accès à l'eau, fournissant des informations qui peuvent être utilisées pour mieux anticiper et atténuer les impacts écologiques des barrières transfrontalières.
Chivoiu et al. (2026) ont étudié cette question.