Résumé Cet article examine la mise en œuvre de la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada au Mali à partir d’une approche qualitative basée sur des entrevues effectuées auprès de personnes oeuvrant dans le milieu. Il montre que la PAIF ne s’applique pas de façon linéaire : il s’agit plutôt d’un processus narratif impliquant traduction, filtrage et légitimation. Les acteurs intermédiaires locaux, notamment via le Projet de services d’appui sur le terrain (PSAT), jouent un rôle clé en réduisant les frictions normatives et la perception d’ingérence. En mobilisant les notions de narratif, courtiers en développement et résonance locale, l’analyse révèle que ces ajustements favorisent la recevabilité de la PAIF, tout en limitant sa portée transformatrice.
Gabrielle Goyet (Mon,) studied this question.