Le concept de discours de haine a suscité d’importants débats dans différentes disciplines, en raison de ses implications sociales et juridiques complexes. Malgré l’abondance des recherches, sa nature plurielle a donné lieu à des définitions et à des approches analytiques variées, souvent sources d’ambiguïté. Une perspective rattache le discours de haine à l’argument ad personam, qui, dans les études rhétoriques, rejoint la définition de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance, notamment en ce qu’elle met l’accent sur le fait de cibler des individus en raison de traits inhérents ou de leur statut social. Afin d’éclairer ces définitions multiples, la présente étude s’intéresse à un contexte particulièrement saillant : l’émission de radio italienne La Zanzara. Adoptant une approche qualitative, l’analyse porte sur les marqueurs discursifs (MD), caractéristique essentielle de la langue parlée, afin d’examiner leur rôle dans la construction de discours hostiles et exclusionnaires. Tout en s’appuyant sur les définitions établies du discours de haine, l’étude retient la notion plus large de discours offensant afin d’englober un éventail plus étendu d’agressions verbales — telles que la moquerie, les attaques personnelles et la délégitimation — qui peuvent échapper aux définitions juridiques formelles, tout en contribuant néanmoins à la violence symbolique et à la polarisation idéologique. En abordant ces phénomènes dans une perspective rhétorique et interactionnelle, l’étude met en lumière le rôle multifonctionnel des marqueurs discursifs dans le discours médiatique italien contemporain et apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes linguistiques qui entretiennent l’agressivité verbale dans le débat public. Abstract The concept of hate speech has generated significant debate across disciplines, due to its complex social and legal implications. Despite extensive research, its multifaceted nature has produced diverse definitions and analytical approaches, often leading to ambiguity. One perspective links hate speech to the ad personam argument, which in rhetorical studies aligns with the European Commission against Racism and Intolerance’s definition, especially in its focus on targeting individuals based on inherent traits or social status. To navigate these varying definitions, this study investigates a particularly salient context: the Italian radio show La Zanzara. Adopting a qualitative approach, the analysis focuses on discourse markers (DMs), a key feature of spoken language, to explore their role in shaping hostile and exclusionary speech. While engaging with established definitions of hate speech, the study adopts the broader notion of offensive speech to capture a wider range of verbal aggression — including mockery, personal attacks, and delegitimisation — that may fall outside formal legal definitions yet still contribute to symbolic violence and ideological polarisation. By approaching these phenomena from a rhetorical and interactional perspective, the study highlights the multifunctional role of DMs in contemporary Italian media discourse, offering new insights into the linguistic mechanisms that sustain verbal aggression in public debate. Keywords: Hate speech; Offensive speech; Italian linguistics; Discourse markers
Building similarity graph...
Analyzing shared references across papers
Loading...
Anna Terzi
Nordic Journal of Francophone Studies/Revue nordique des études francophones
Building similarity graph...
Analyzing shared references across papers
Loading...
Anna Terzi (Thu,) studied this question.
www.synapsesocial.com/papers/69e1cefb5cdc762e9d857f07 — DOI: https://doi.org/10.16993/rnef.162
Synapse has enriched 5 closely related papers on similar clinical questions. Consider them for comparative context: